Réflexion philosophique nauséabonde numéro 5 bis : l'olfaction
L'olfaction ou l'odorat est le sens qui permet d'analyser les substances chimiques volatiles (odeurs) présentes dans l'air. Ce sens est certainement le moins utilisé par l'être humain, à la différence de nombreux mammifères pour lesquels il est prépondérant ... d'après wikipedia...
Je me baladais l'autre jour à Coulommiers, commune Briarde au nom évocateur de chose coulante et odorante, comme les pieds de mon copain Gustave après une journée de rando dans le Cantal.
Vous ne connaissez pas Gustave et c'est tant mieux.
Pour résumer la pire chose qui me soit arrivé au cinéma, juste après avoir vu « Ma femme s'appelle Maurice », disons en numéro 2, c'est d'avoir été assis à côté de Gustave. Le bougre avait même retiré ses chaussures, afin d'être à l'aise d'après ses dires, d'être un terroriste sans pitié d'après la police.
Bref…
A coulommiers, contrairement à ce que je raconte depuis une heure, il fait bon vivre, ça sent à peine, un peu la vache, mais certainement pas le Gustave.
Ce qui est une bonne chose.
Comme quoi on peut avoir un nom lourd à porter et être olfactivement sain. C'est valable que l'on soit une commune briarde ou un être humain doué de raison. Ainsi on peut s'appeler Antonin, Pierre-François, Marietje ou Raymond et être sympathique. Comme quoi. Halte aux préjugés ! (par contre s'appeler Adolphe ça pue)
Cela étant je ne suis jamais allé à Camembert où paraît-il Gustave pourrait postuler à la mairie.
Ma réflexion philosophique s'est donc enclenchée une fois que j'ai mis les deux pieds dans le Coulommiers. Et je me disais que l'odorat était quelque chose d'important dans notre vie quand même. Je vois mon chat qui renifle tout, je me demande ce qu'il va faire le jour où il aura un rhume. Il sera bien ballot.
Je me demande même si on ne trouverait pas sa moitié à l'odeur. Certes il est délicat de renifler quelqu'un le premier soir (même si certains aiment ça) mais un bon roulage de pelle ou une humée d'aisselles, vite fait bien fait, devraient être des indices sur le potentiel d'une future relation.
Comme un bon vin se sent, il doit y avoir des bons crus chez les humains. Et des piquettes évidemment. Je suis sorti avec les deux sortes et il est vrai qu'après cogitation du bulbe, la piquette était une espèce de vinasse, aigre, piquante, limite villageoise.
Alors que le bon cru me laisse des souvenirs de mystères, de revenez-y et de galipettes salées.
Un bon cru. Année 69.
Que dire de plus? rien...
Ah si une petite citation pour avoir l'air intelligent :
"Qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur de l'humanité."
Patrick Suskind dans "Le parfum"
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